Liverpool : last and least !

Ecrit par Leslie le 25 novembre 2009

Hier, tout un peuple rouge retenait son souffle : l’éventuelle qualification de Liverpool se jouait, non pas face à la modeste équipe de Debrecen, mais en Italie, avec un duel Fiorentina-Lyon inattendu. Un club Anglais qui s’en remet à un duel Italo-français, qui l’aurait cru ?

Pendant que tout le peuple rouge attendait un exploit de Gerrard, le reste de l’Angleterre se demandait qui de Carragher, Insua, Lucas ou N’Gog, soit les 4 faméliques, serait responsable de la défaite du club.

Finalement, Liverpool a « triomphé », avec un but de l’(in)évitable N’Gog. A équipe pathétique, attaquant pathétique. Liverpool a triomphé, mais la Fiorentina aussi. Bilan ? Fiorentina et Lyon qualifiés pour les huitièmes, Liverpool qualifié pour la prestigieuse Europa League. A la Fiorentina et à Lyon les affiches et la billeterie dantesque, à Liverpool les déplacements exotiques qui plombent un budget. Plus qu’une humiliation sportive (la non-qualification de gros clubs n’est pas une première, Milan et MU ont déjà franchi le cap), c’est financièrement que le couperet risque de tomber. Liverpool n’a pas encore dégagé de profit en cette belle année 2009, et ce n’est pas l’Europa League qui va résoudre ce problème. Pire encore, Bénitez s’est déclaré partisan d’un mercato très actif.  Mince alors, Bénitez , avec sa trentaine d’arrivées en 4 saisons, n’a pas assez recruté ?

A équipe pathétique, entraîneur pathétique ? Je franchis le pas. Bénitez a gagné une Ligue des Champions sur les cendres de Houllier. Dès qu’il a eu la mainmise sur le recrutement, qu’a-t-il gagné ? Rien. La seconde place de l’année dernière n’était qu’un leurre d’une équipe en sur-régime.

CL12_2388868Ca sent mauvais, hein ?

Hier, Bénitez a parlé et s’est affiché comme vainqueur de la PL cette saison. Aujourd’hui, l’Angleterre rit. L’Angleterre est un pays d’action, et non pas de palabres. Bénitez n’a jamais compris la PL, et le retour de baton est douloureux.

Finalement, cette élimination est un bien pour un mal. D’une, elle nous rappelle la grandiose épopée de Michael Owen en UEFA en 2001, de deux elle met sous pression Bénitez et de trois, elle évite à l’Angleterre de porter son candidat le plus arrogant et le plus faible. Reste que les résultats de Liverpool ont souvent été annonciateurs des résultats futurs des clubs Anglais. La catastrophe de l’Heysel a affaibli l’Angleterre. La victoire des Reds face à Milan a préfiguré la montée en puissance des clubs Anglais. Et maintenant ?

 

Chelsea-Manchester United : A fucking disgrace !

Ecrit par Leslie le 9 novembre 2009

Hier, Wayne Rooney a dû se dire que le football était réellement un sport compliqué, 22 hommes (voire plus) jouent pendant 90 minutes et, à la fin, les Blues gagnent toujours (sauf en ligue des champions). Récit d’un match entre les deux meilleures équipes Anglaises du 21ème siècle.

Didier_Drogba_1398057i« Vous me reconnaissez » ? « Vous êtes Didier Drogba, l’arnaqueur ? » « Oui ! »

Le match

Un match tactique, physique. Un Chelsea au complet qui aligne toutes ses stars (et ses intermittents du spectacle, Deco et Ballack confirmeront) et un Manchester United qui se présente sans Ferdinand (toujours blessé), Vidic (encore léger), Berbatov (trop juste). Exit le 4-4-2, welcome le 4-5-1 ligue des champions, avec Fletcher et Anderson à l’impact et Carrick qui distille. Une formation qui a fait ses preuves, et qui va confirmer une fois encore.

Pour ainsi dire, Chelsea n’a que rarement eu l’occasion de franchir les 25 derniers mètres des Reds Devils, tant la pression exercée par un Fletcher des grands soirs et par un Valencia volontaire auront gêné toute tentative de construction du jeu des Blues. Evans et Brown ont donc passé une soirée tranquille, tout le contraire d’une arrière garde Londonienne rapidement testée par les intentions de Rooney ou la vitesse d’un Valencia, qui ne cesse de progresser.

Et finalement, c’est l’image à retenir de la soirée : un Manchester qui monopolise le ballon, le fait tourner (parfois trop tourner), frappe (dégommant les dernières mouettes de Cantona) et un Chelsea patient, qui plie mais ne rompt pas. Dans ce match ultra-tactique, Les Mancuniens ont été dominateurs dans tous les compartiments du jeu. Tant techniquement que collectivement et tactiquement, il y avait une classe d’écart entre des Reds Devils volontaires et des Blues prudents. Mais cela ne suffit pas toujours, et Chelsea a fait une Manchester 2008-2009 : une victoire difficile, 1 but à la 75ème et on ferme boutique. En somme, l’opération d’un champion.

Concrètement, ce n’est pas tant la victoire de Chelsea qui est critiquable que la manière et l’influence certaine de l’arbitre Atkinson, qui démontre une fois encore que l’arbitrage Anglais est mort. Une erreur d’appréciation qui empêche Rooney, couvert par A. Cole, de se retrouver face à Cech, une erreur d’appréciation sur la faute de Fletcher qui entraîne le coup-franc et le but de Terry, facilité par une faute de Drogba sur Brown, un Drogba hors-jeu au passage. 4 fautes graves, dont 3 sur la même action. Sans oublier les oublis (Evans qui se fait plaisir sur le torse de Drogba, Ballack qiu distribue les baffes plus vite qu’un maçon portugais ne fabrique une maison, etc). Ajoutez le tout, vous obtiendrez un match au parfum douteux.

Curieusement, le Fergie time a meilleure presse. Mais qui veut faire le compte des buts inscrits par Chelsea dans la limite des arrêts de jeu, sur des hors-jeu (le dernier face à Bolton, par exemple) ?

John-Terry-Frank-Lampard-Chelsea-Premier-Leag_2382435Une victoire tout en modestie.

Les joueurs

Du côté de Chelsea, un bon Cech, sûr et solide dans ses interventions, en dépit d’un jeu aux pieds toujours aussi hésitant.

Devant lui, Ivanovic a imposé un défi physique colossal à Ryan Giggs, avant d’avoir plus de difficultés lors de l’entrée de Obertan, plus vif. L’axe central a été déterminant, avec une doublette à la soirée contrastée : si Carvalho a eu beaucoup de mal à contenir Rooney, Terry a inscrit le but salvateur et souvent sauvé les errements de son coéquipier. Quant à A. Cole, la puissance de Valencia l’a fait souffrir.

Au milieu, Essien a été assez discret, étant complètement dépassé par l’engagement de Fletcher et l’énergie de Anderson. Lampard a fait un match propre, récupérant de nombreux ballons et participant au défi physique, tout le contraire d’un Ballack, encore une fois médiocre et plus porté sur le baffe que sur le ballon. Quant à Deco, il parait qu’il a joué. Enfin, j’ai lu ça dans la presse du jour.

Devant, Anelka a été le joueur le plus remuant, décrochant souvent et tentant de faire la différence sur sa vitesse. Quant à Drogba, il confirme son incapacité à prendre en défaut les grosses équipes. Totalement dominé par Evans (encore une fois !).

Pour Manchester United, Van der Saar a fait un bon match, particulièrement sûr dans ses sorties et spectaculaire sur une frappe de Anelka.

O’Shea a essayé de créer le surnombre devant. Essayé seulement, en raison d’une faiblesse technique toujours évidente. Bien plus rassurant derrière, à la différence de Evra, phénoménal dans sa prise de risque et dans ses montées, un peu décevant dans son repli défensif. La charnière centrale composée par Evans et Brown a été excellente, bien aidée en cela par l’abattage de Fletcher, homme du match malheureux à mon sens, et de Anderson, après une première mi-temps poussive. Carrick a été prudent dans ses choix, cherchant davantage la sécurité que l’audace.

Une audace que Giggs n’aura pas eu, jouant souvent  à contre-temps, le Gallois s’est même permis de rater une occasion sur un caviar de Rooney. Valencia quant à lui a apporté toute sa vitesse, toute sa puissance, et toute son abnégation. Encore un match solide, donc. Enfin, last but not least, Rooney. Discret en première mi-temps, mais utile dans son impact physique et sa volonté de jouer dans les intervalles, sa seconde mi-temps est un régal : multiplication des gestes techniques, domination physique de Terry (un exploit !) et Carvalho, aide dans le repli défensif, un match plein.

Au niveau des remplaçants, Joe Cole et Kalou ont tenté d’apporter de la vitesse dans le jeu des Blues, Alex de l’impact physique. Pour Manchester, Owen et Obertan sont rentrés trop tardivement, même si le second a encore fait une bonne entrée, apportant toute sa vitesse et multipliant les dédoublements avec Evra et Rooney.

Et maintenant ?

Et maintenant, Chelsea est leader avec 5 points d’avance, et Arsenal second avec un match en moins. Manchester a montré certaines limites dans la construction du jeu : trop de gâchis, comme le confirme Ferguson en conférence d’après-match.

Contrairement à la légende urbaine, le titre reste en jeu. Chelsea lâchera des points entre Décembre et Janvier, période de la CAN, et Manchester reste une équipe en rodage, programmée pour exploser dès la fin Décembre, comme chaque année.

Finalement, la bonne affaire du jour est pour Arsenal, qui s’empare de la seconde place.

A fucking disgrace

P.S.: parce que je ne m’en lasse pas, voici la tentative de simulation d’un malaise de Drogba. L’histoire retiendra que, 30 secondes après, il courait, le bougre.

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Pour une fois que ce n’est pas sa bouche qui est sur la pelouse !

 

Ligue des champions : en avant, marche !

Ecrit par Leslie le 5 novembre 2009

4ème journée de Ligue des Champions, et déjà la décision est faite pour deux clubs. Manchester et Chelsea se qualifient pour le tour suivant. Pour les deux autres, la décision est presque faite : Arsenal devrait en être, Liverpool devrait dégager. Coup dœil sur les matchs de Mardi et Mercredi.

Atletico Madrid – Chelsea (2-2) : première étape franchie pour les hommes de Ancelotti. Un doublé de Aguero et un doublé fulgurant de Drogba pour un match finalement médiocre. Un Chelsea décontracté face à une équipe Madrilène toujours aussi faible. Reste une machine toujours implacable, avec un supplément d’âme inexistant sous l’ère Grant ou Scolari. Sans aucun doute la meilleure équipe d’Europe en ce début de saison, ou la moins faible, c’est selon.

Manchester – CSKA (3-3) : ou la preuve que le vrai spécialiste des retournements de situation n’est pas Liverpool mais Manchester United. Menés 3-1 rapidement, les Mancuniens se sont alors rués à l’attaque. Un but de Owen, un but de Scholes (de la tête, ça faisait longtemps) et une frappe de Valencia contrée, et voilà les Reds Devils en tête du groupe et d’ores et déjà qualifiés. Finalement, un résultat logique entre une équipe bis de Manchester et une équipe du CSKA remontée après le récent changement d’entraîneur. A noter la magnifique performance de Akinfeev, suivi par le staff Mancunien.

Lyon – Liverpool (1-1) : Bénitez se dit « heureux à Liverpool », et Liverpool est malheureux avec Bénitez. Le divorce semble inexorable, et pourtant, tout était bien parti ! Des Reds convaincants, un but de Babel magnifique. Mais Liverpool est une équipe malade, handicapée de son leader spirituel et handicapée tout court. Lisandro Lopez égalise à la fin du match, Lyon se qualifie, Liverpool prépare ses bagages pour l’UEFA. Plus que sportive, c’est financièrement que la non-qualification des Reds pourraient poser problème. Et si ça devait arriver, il y a fort à parier que les plus heureux seront les supporters de Liverpool …

Fernando-Torres-Liverpool-Champions-League-PA_2380771La tête baissée, le pantalon descendu : Liverpool va prendre ! (Skysports)

Arsenal – AZ Alkmaar (4-1) : une excellente performance de Arshavin pour une partie collective médiocre. Arsenal est presque qualifié, mais l’équipe des Gunners n’est toujours pas prêt pour franchir un cap. Et, osons le dire, ce n’est pas avec le Poulidor du football que Arsenal remportera une C1. Finalement, la chance de la bande de Wenger, c’est d’être tombé dans la poule la plus faible de la compétition. Ni l’Olympiakos, trop limité, ni Alkmaar, trop médiocre, et pas plus le Standard, trop jeune, n’ont les moyens de poser des problèmes à Arsenal. Les choses sérieuses commenceront en huitième.

 

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